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Nous sommes plus de 300 adhérents et sympathisants pour l'Association SOSBENJAMIN et sa Présidente et Fondatrice. Magali Duwelz a une personnalité en retrait ne pensant qu'aux autres et à l'information de la prévention contre les jeux dangereux que pratique les enfants, seul un combat de tous les jours apportent les renseignements nécessaires à la lutte contre ce fléau .

Pour suivre Magali  dans son combat depuis pour certains depuis le début, nous sommes à l'origine de la création de ce lien sur son engagement humain .

Pour tous ceux qui ne savent pas qui est Magali Duwelz, son chagrin, sa souffrance et celles des autres, son quotidien, pour tous ceux qui s'approprient de son combat .. collectif, association ou autre LISEZ CECI : Emilie Duwelz (1995) (extrait du livre " Alerte aux jeux dangereux".

A tous ceux-là, nous dirons que nous cherchons simplement à ce que justice soit faite, qu'un combat est toujours juste lorsque la cause est grande, et enfin qu'un combat n'est jamais vain à partir du moment où il a le mérite de faire parler de lui dans la réalité des faits .

 

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                                                                        TEMOIGNAGE

 

Maman m’avait préparé quatre clémentines pour le goûter, mais comme Benjamin était parti avant de manger, je lui en ai gardé deux. Pas de quoi s’inquiéter.C’est étrange les souvenirs qui marquent un enfant. On aimerait garder les traits, les parfums, les rires, et on se souvient des clémentines.

           

Une amie est venue me prévenir en classe que Benjamin jouait dans les toilettes. Je prétexte une envie

pour m’éclipser. Curieuse façon de s’amuser. Alors de retour en classe, je préviens ma maîtresse.

A l’effervescence de l’accident se mêle celle de la sortie des classes. Du fond de la cour,

je ne prête pas vraiment attention  à l’arrivée des secours. Un pompier semble transporter un étrange plâtre

 blanc. Avec le recul, on regrette de ne pas être plus perspicace à 8 ans.

           

Je ne partage pas le chagrin de mes proches, leur anéantissement. Benjamin va bien, il est en colonie de

 vacances. Mais son absence s’éternise. Plusieurs mois. Mes parents avaient fait le choix de ne pas me faire

 assister à l’enterrement. Une décision difficile que je comprends aujourd’hui. Ils n’avaient pas jugé utile

 d’imposer cette épreuve à la petite fille de 8 ans, qui souffrirait bien assez plus tard.

           

Mais un jour, le silence se brise. Les longues et fréquentes absences de mes parents au marché s’élucident.

Et comme tous les grands secrets, la solution est toujours là sous nos yeux. Le cimetière tout près de la maison.

Le rapprochement semble maintenant tellement évident. A l’époque, je suis saisi d’un étrange sentiment

de culpabilité. Mes parents ont beau m’expliquer de leur mieux, le  mot « mort » reste pour moi incompréhensible.

Le souvenir de Benjamin est pour moi bien vivant, tel que nous avions partagé les derniers moments.

           

Je vis la perte de mon grand frère comme une absence terrible, envahissante. Je n’entends plus son souffle le soir en me couchant dans la chambre que nous partagions.  Alors comme pour la conjurer, je me réfugie dans les photos,

 et mes larmes s’y perdent.

           

 Immanquablement la vie change autour de moi. Ma sœur se substitue à ma mère, et mon frère s’éloigne,

s’engage dans l’armée. Mais, ils sont toujours présents pour moi, disponibles et aimants. L’école devient un

calvaire. On a beau connaître la légendaire méchanceté des enfants, c’est encore en deçà de ce dont certains

sont capables. Et que dire de cette maîtresse que me persécute, me punie à chaque récréation, et me lance que

 je ne serai qu’une bonne à rien «  comme mon frère ». Lui que j’adore. Petite dernière, ma famille construit

 un rempart autour de moi. Mais cette surproduction est parfois difficile à vivre pour une adolescente.

Mes parents avaient vite compris les avantages de me munir très jeune d’un portable.

Mes sorties sont accompagnées, surveillées. Mais la vie avance, les rencontres m’enrichissent, et de nouveaux

 êtres chers m’apportent leur soutien. Aujourd’hui, avec patience et amour Michael m’accompagne.

           

Si les enfants ne comprennent pas, ils savent. J’ignorais pour beaucoup l’action dans laquelle ma mère

s’était lancée. Mais je savais qu’elle menait un combat pour mon frère, qu’elle avait trouvé une force de

continuer sans l’oublier. Je passais de longues soirées avec mon père alors que ma mère téléphonait,

 écrivait, réconfortait. Cette association s’imposait à nous comme son choix, et pour cette raison,

nous l’acceptions. Comment éprouver de la rancune, de la jalousie vis à vis de mon frère.

Très tôt j’ai compris et accepté que qu’il passe d’abord. Ma mère mène ses actions avec un courage

 et une détermination qui nous émerveille tous. Nos engagements sont plus modestes.

 Nous somme avec mon père les petites mains de l’ombre, qui œuvre pour l’association, préparent les manifestations, trient les courriers, y répondent…Et mon choix d’un BEP secrétariat accueil n’est pas anodin,

un bon moyen d’aider ma mère. Si aujourd’hui il est plus difficile pour moi d’y tenir une part active,

je ne pourrais  jamais me détacher de ce combat. Je trouverai la force de poursuivre le travail de ma mère si

elle ne le pouvait plus. Je l’admire.  Et comme on le dit souvent, elle mériterait une médaille. Et pourquoi pas ?

 Nous avons écrit avec le reste de la famille au ministère car nous aimerions que son travail, son courage

 et sa générosité soient honorés.

 

Si comme nous, vous voulez apporter votre soutien à l'association et sa présidente , tous les mails seront

publiés dans cette rubrique .

 

                                                                                                         jeuxdangereux@free.fr 

 

 

 Les adhérents

 

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Agrément National du 28 mai 2009 – B.O du 11 juin 2009 MENE0900418A